Charles Tournemire

22 janvier 1870 - 4 novembre 1939

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BIOGRAPHIE (2)

La vie de Tournemire en 5 grands points

La composition Charles Tournemire créa son langage propre, tout de couleurs, de sensations et d'images. Il excelle aussi bien dans les subtiles esquisses que dans les fresques somptueuses. Son art vaut autant par la nouveauté du langage harmonique, par la liberté du rythme ainsi que par la recherches de couleurs nouvelles grâce à la registration. Le chant grégorien était sa principale source d’inspiration mais il trouva également ses inspirations dans la musique médiévale et hindoue. La Foi Fervent catholique, ayant une foi mystique et profonde, Tournemire tenait en haut estime son service d’organiste liturgique. Tout au long de sa carrière il ne cessa pas de servir la liturgie. A la fin de sa vie, il projeta de rédiger un livre qui devait porter le titre « De haute mission de l’organiste à l’église ». Il était irrité par certains de ses confrères organistes qui ne partageaient pas ses convictions religieuses et qui écrivaient des pièces profanes. Ainsi, il écrivit « La musique d’orgue où Dieu est absent, est un corps sans âme. ». Grand défenseur du Grégorien et de la liturgie, il était très proche du clergé régulier (Bénédictins) et était, avec sa femme, membre du Tiers-Ordre Fransiscain. L’improvisation Tournemire fut un improvisateur hors paire. Il hérita ce don de son maitre César Franck, qui tenait beaucoup à cette discipline qu’il enseignait avec rigueur à ses élèves. Ses contemporains comme Maurice Emmanuel, Maitre de Chapelle de la Basilique Ste Clotilde, fut un témoin direct de cette transmission :« Qu’il soit pourtant permis à un compagnon d’armes de Charles Tournemire, de se reporter aux temps héroïques où, a Ste Clotilde, ils avaient de compagnie tenté de charmer leurs paroissiens par de trop austères musiques. A entendre il y a quelques semaines, la vibrante improvisation par laquelle s’est close la séance du réveil, j’ai revécu les heures lointaines où j’écoutais Tournemire commenter l’Office et, à la Sortie, certains jours déchainer à l’orgue de tragiques fureurs : car ce mystique s’est doublé d’un authentique dramaturge. Si son art tend à la sérénité et volontairement s’installe en paix, il a par instant des sursauts et secoue les claviers qui tout à l’heure, chantaient avec recueillement, selon leurs fonctions liturgiques. ». Ste Clotilde Au centre d’une carrière musicale aussi riche, prenait place son orgue de Ste Clotilde, qu’il adorait. Il entretenait une vraie relation affective, quasi charnelle avec son instrument qu’il qualifia de « compagnon fidèle, confident de mes douleurs et de mes joies ». S’il admirait les timbres et la facture de Cavaillé-Coll, il fit des travaux d’agrandissements selon ses gouts, en 1933. Le but de ces travaux portait surtout sur la modification de la composition et de la mécanique. Les travaux furent confiés à Joseph Beuchet-(Ets Cavaillé-Coll). L’influence de César Franck Elève de César Franck au conservatoire de Paris il avait une très grande admiration pour ce dernier, le considérant comme son Maître, bien qu'il ne l'ait eu comme professeur que durant une année. Franck fut pour lu, en quelque sorte, un père de substitution « La bonté de César Franck était incommensurable. S’il vivait pour l’art transcendant, il savait néanmoins se pencher sur la vie de ceux qui venaient à lui. Il possédait, à un degré éminent, l’intelligence du cœur …Je perdis non seulement un maître idéal, mais encore un père!». Toute sa vie, il conserva une grande affection pour son Maitre et ses compositions furent une grande source d’inspiration.