L’ORGUE MYSTIQUE

Les années trente sont marquées en France par un grand essor en ce qui concerne les compositeurs de musique d’orgue. Paris était la Mecque française et internationale du monde de l’orgue. Beaucoups d’églises parisiennes possèdaient ds orgues monumentales, et des organistes réputés. Charles Tournemire occupa une place importante dans la liste des organistes parisiens. Il est l’un des principaux rénovateurs de l’école française romantique en matière de musique d’orgue. De nombreux compositeurs français et étrangers ont subi son influence décisive. A Paris à Ste Clotilde les improvisations d’orgue de Tournemire durant et après la messe attirèrent l’attention des élèves de Marcel Dupré, le professeur d’orgue au Conservatoire de Paris. Nous citerons André Fleury, Olivier Messiaen, Gaston Litaize, Jean Langlais, Jean-Jacques Grünenwald, Jehan Alain. Si l’enseignement de Marcel Dupré visait avant tout à développer la virtuosité, le jeu de Tournemire quant à lui mettait à l’avant plan intériorité et la puissance du langage musical. Il se mettait sa virtuosité avant tout au service de la liturgie. Il n’est pas étonnant que le jeune Olivier Messiaen se sentit très attiré par le style de Tournemire. Dans de nombreuses lettres il fait état de son admiration pour le maître de l’arabesque, comme il nommait Tournemire. Messiaen appréciait par exemple l’Offertoire du 7e. dimanche après la Pentecôte, pour sa souplesse et le raffinement des harmonies classiques. Egalement chez Maurice Duruflé l’influence de son maître Tournemire est incontestable. Hors France les principaux élèves de Tournemire furent le Belge Flor Peeters et le Hollandais Marius Monninkendam. Tournemire considérait que son travail d’organiste était intimement lié à la liturgie. Les improvisations exécutées durant la messe par Tournemire étaient par conséquant en rapport étroit avec le chant grégorien du dimanche au jour de fête concerné. Inspiré par ces improvisations ce fut Joseph Bonnet qui incita Tourenmire à composer une oeuvre dont le volume et la profondeur constituèrent un
monument de la litérature d’orgue: L’Orgue Mystique. L’Oeuvre se compose de paraphrases de chants grégoriens toujours changeants, marquant dimanches et fêtes tout au long de l’année liturgique. Jamais encore, dans l’histoire de la musique d’orgue, le chant grégorien n’avait encore été traité sur une échelle aussi vaste. L’Orgue Mystique suit la dibision habituelle de l’année liturgique en trois cycles: le cycle de Noël, le cycle de Pâques et le cycle après Pentecôte. Conformément à la tradition de l’Eglise, l’orgue se tait les dimanches durant les périodes préparatoires de Noël et de Pâques. Seulement les dimanches Laetare et Gaudete furent commentariés. A coté de cela de nombreuses fêtes de l’Eglise ont été musicalement commentées (e.a. diverses fêtes mariales, l’Ascension, le Très Saint-Sacrement et la Toussaint). L’Orgue Mystuqye se compose de 51 offices et chaque office est construite de la même manière: Prélude à l’introit - Offertoire - Elévation - Communion - Pièce terminale La composition de l’Orgue Mystique lui prit cinq ans (1927-1932). Tournemire crée ici une alliance entre le style symphonique, principalement impressioniste et la liturgie. Pour Tournemire le plain chant Grégorien représentait une source inépuisable de lignes splendides et mystérieuses. C’est pour cette raison qu’à partir de 1927 il rendit de fréquentes visites à l’abbaye de Solesmes, en guise de préparation à la composition de l’Orgue Mystique. Dans le cadre de l’Orgue Mystique nous recontrons de multiples formes musicales: interludes, rondeaux, fantaisies, paraphrases, chorals et avant tout de variations. Bien que l’Orgue Mystique ait été composé spécialement pour l’usage iturgique, on peut tès bien l’exécuter lors de concerts; le compositeur lui même signale cela dans la préface de l’oeuvre. Avec l’Orgue Mystique Tournemire se classe dans la ligne des compositeurs français de musqiue d’orgue comme Couperin, De Grigny, Nivers etc., qui tous ont composé de la musique d’orgue pour usage liturgique. (texte: Tjeerd van der Ploeg)

L’ORGUE MYSTIQUE

Les années trente sont marquées en France par un grand essor en ce qui concerne les compositeurs de musique d’orgue. Paris était la Mecque française et internationale du monde de l’orgue. Beaucoups d’églises parisiennes possèdaient ds orgues monumentales, et des organistes réputés. Charles Tournemire occupa une place importante dans la liste des organistes parisiens. Il est l’un des principaux rénovateurs de l’école française romantique en matière de musique d’orgue. De nombreux compositeurs français et étrangers ont subi son influence décisive. A Paris à Ste Clotilde les improvisations d’orgue de Tournemire durant et après la messe attirèrent l’attention des élèves de Marcel Dupré, le professeur d’orgue au Conservatoire de Paris. Nous citerons André Fleury, Olivier Messiaen, Gaston Litaize, Jean Langlais, Jean-Jacques Grünenwald, Jehan Alain. Si l’enseignement de Marcel Dupré visait avant tout à développer la virtuosité, le jeu de Tournemire quant à lui mettait à l’avant plan intériorité et la puissance du langage musical. Il se mettait sa virtuosité avant tout au service de la liturgie. Il n’est pas étonnant que le jeune Olivier Messiaen se sentit très attiré par le style de Tournemire. Dans de nombreuses lettres il fait état de son admiration pour le maître de l’arabesque, comme il nommait Tournemire. Messiaen appréciait par exemple l’Offertoire du 7e. dimanche après la Pentecôte, pour sa souplesse et le raffinement des harmonies classiques. Egalement chez Maurice Duruflé l’influence de son maître Tournemire est incontestable. Hors France les principaux élèves de Tournemire furent le Belge Flor Peeters et le Hollandais Marius Monninkendam. Tournemire considérait que son travail d’organiste était intimement lié à la liturgie. Les improvisations exécutées durant la messe par Tournemire étaient par conséquant en rapport étroit avec le chant grégorien du dimanche au jour de fête concerné.
Inspiré par ces improvisations ce fut Joseph Bonnet qui incita Tourenmire à composer une oeuvre dont le volume et la profondeur constituèrent un monument de la litérature d’orgue: L’Orgue Mystique. L’Oeuvre se compose de paraphrases de chants grégoriens toujours changeants, marquant dimanches et fêtes tout au long de l’année liturgique. Jamais encore, dans l’histoire de la musique d’orgue, le chant grégorien n’avait encore été traité sur une échelle aussi vaste. L’Orgue Mystique suit la dibision habituelle de l’année liturgique en trois cycles: le cycle de Noël, le cycle de Pâques et le cycle après Pentecôte. Conformément à la tradition de l’Eglise, l’orgue se tait les dimanches durant les périodes préparatoires de Noël et de Pâques. Seulement les dimanches Laetare et Gaudete furent commentariés. A coté de cela de nombreuses fêtes de l’Eglise ont été musicalement commentées (e.a. diverses fêtes mariales, l’Ascension, le Très Saint-Sacrement et la Toussaint). L’Orgue Mystuqye se compose de 51 offices et chaque office est construite de la même manière: Prélude à l’introit - Offertoire - Elévation - Communion - Pièce terminale La composition de l’Orgue Mystique lui prit cinq ans (1927-1932). Tournemire crée ici une alliance entre le style symphonique, principalement impressioniste et la liturgie. Pour Tournemire le plain chant Grégorien représentait une source inépuisable de lignes splendides et mystérieuses. C’est pour cette raison qu’à partir de 1927 il rendit de fréquentes visites à l’abbaye de Solesmes, en guise de préparation à la composition de l’Orgue Mystique. Dans le cadre de l’Orgue Mystique nous recontrons de multiples formes musicales: interludes, rondeaux, fantaisies, paraphrases, chorals et avant tout de variations. Bien que l’Orgue Mystique ait été composé spécialement pour l’usage iturgique, on peut tès bien l’exécuter lors de concerts; le compositeur lui même signale cela dans la préface de l’oeuvre. Avec l’Orgue Mystique Tournemire se classe dans la ligne des compositeurs français de musqiue d’orgue comme Couperin, De Grigny, Nivers etc., qui tous ont composé de la musique d’orgue pour usage liturgique. (texte: Tjeerd van der Ploeg)