Charles Tournemire

22 janvier 1870 - 4 novembre 1939

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L’ORGUE MYSTIQUE Avant de se pencher sur l’œuvre de « l’orgue –Mystique », il faut rappeler le contexte dans lequel cette œuvre monumentale a vu le jour. Les années 1920-1930 sont marquées en France par un grand essor concernant la musique d’orgue et un bouleversement profond de la musique sacrée suite au Motu Proprio de Pie X, paru le 25 avril 1904. Désireux en effet de rompre avec la médiocrité de la musique liturgique, alors très proche de la musique de salon et d’opéra, le pape Pie X souhaite rétablir sa dignité, enracinée dans la tradition. Il impose le grégorien, remis à jour par Solesmes, milite pour la participation musicale des fidèles et redonne une place d’honneur à l’orgue en invitant les compositeurs-organistes à composer autour du grégorien. Paris jouissait alors d’une réputation internationale concernant l’excellence de la facture d’orgue et de l’enseignement de l’orgue et de la musique (Schola Cantorum, Conservatoire). Cependant beaucoup d’églises parisiennes, tout en possédant des orgues monumentaux et des organistes réputés, exprimaient un esprit liturgique très pauvre. A Ste-Clotilde, Tournemire hérita d’un riche passé musical à travers l’engagement de César Franck, Théodore Dubois, Gabriel Pierné et Maurice Emmanuel. Maurice Emmanuel, Maître de Chapelle de la Basilique de 1904 à 1907, essaya de réformer grandement la musique religieuse à Ste-Clotilde et laissa un important travail de recherches autour du chant grégorien (appelé aussi « Plain-Chant »). A l’inverse de Solesmes, il chercha à restituer les rythmes et les formules d’origine à travers d’importants travaux de sémiologie. Dès lors, Ste- Clotilde devint un haut lieu musical et liturgique. Fervent catholique, Tournemire considérait que son travail d’organiste était intimement lié à la liturgie. Les improvisations exécutées durant la messe par Tournemire étaient toujours en rapport étroit avec le Propre grégorien du dimanche. Inspiré par ses improvisations et également pionnier de la restauration du chant grégorien, ce fut Joseph Bonnet (organiste à St- Eustache et Oblat Bénédictin à Solesmes) qui incita Tournemire à composer pour la liturgie. Le résultat sera une œuvre qui, par son volume et sa profondeur, constituera un monument de la littérature d’orgue: « L’Orgue Mystique ». Jamais encore, dans l’histoire de la musique d’orgue, le chant grégorien n’avait été traité à une échelle aussi vaste. Le corpus fait écho au célèbre recueil de « l’Orgelbuchlein » de JS. Bach, dont le but était de préluder les chorals luthériens avant le chant d’assemblée. Initialement, Tournemire songeât tout d’abord à appeler son recueil « L’orgue glorieux ». Lire plus
L’ORGUE MYSTIQUE Avant de se pencher sur l’œuvre de « l’orgue –Mystique », il faut rappeler le contexte dans lequel cette œuvre monumentale a vu le jour. Les années 1920-1930 sont marquées en France par un grand essor concernant la musique d’orgue et un bouleversement profond de la musique sacrée suite au Motu Proprio de Pie X, paru le 25 avril 1904. Désireux en effet de rompre avec la médiocrité de la musique liturgique, alors très proche de la musique de salon et d’opéra, le pape Pie X souhaite rétablir sa dignité, enracinée dans la tradition. Il impose le grégorien, remis à jour par Solesmes, milite pour la participation musicale des fidèles et redonne une place d’honneur à l’orgue en invitant les compositeurs- organistes à composer autour du grégorien. Paris jouissait alors d’une réputation internationale concernant l’excellence de la facture d’orgue et de l’enseignement de l’orgue et de la musique (Schola Cantorum, Conservatoire). Cependant beaucoup d’églises parisiennes, tout en possédant des orgues monumentaux et des organistes réputés, exprimaient un esprit liturgique très pauvre. A Ste-Clotilde, Tournemire hérita d’un riche passé musical à travers l’engagement de César Franck, Théodore Dubois, Gabriel Pierné et Maurice Emmanuel. Lire plus